18 octobre 2017 - 0 commentaire

Octobre Rose, alimentation et cancer du sein.

Octobre est le mois dédié à la sensibilisation sur le cancer du sein.
Pour l’occasion, une conférence-débat se tenait à l’Institut Gustave-Roussy, l’un des grands centre hospitalier et de recherches sur les cancers, ayant comme sujet l’alimentation. L’alimentation lorsqu’on est diagnostiqué comme ayant le cancer du sein, mais aussi sur ces supers-aliments, les suppléments et différentes études touchant le sujet de l’alimentation. J’avais envie de vous en faire un résumé.

PRÉVENIR
Malheureusement, il n’y a pas encore de diète anti-cancer. Ce serait trop facile! Quoique plusieurs personnes connaissent les effets néfastes de certains produits sur leur santé (le tabac par exemple) et continuent de les absorber. Difficile parfois de se priver de certains plaisirs.
Le sucre, les viande rouges, l’alcool, ainsi que certaines cuissons comme le barbecue sont des exemples d’éléments cancérogènes, mais ils deviennent un danger que s’ils sont absorbés régulièrement ou en trop grande quantité. Il est donc préférable de diminuer leur présence dans notre assiette, sans avoir à l’abolir complètement. On sait comment un barbecue peut être savoureux les soirs d’été.

Qu’en est-il de ses aliments anti-cancer? Le brocoli, l’ail, le curcuma en sont quelques uns. À noter qu’ils peuvent réduire les risques de la maladie, mais non la supprimer. Ces produits ont des nutriments qui combattent certains cancers (des cancers différents pour chacun) mais seulement lorsqu’ils sont consommés en très grande quantité (à dose médicament, en concentré). Il faudrait donc manger tous ces produits tous les jours plusieurs fois par jour et … même la nuit pour vraiment profiter de leur propriétés « anti-cancer »! Ce n’est qu’impossible.

Comme pour tout, il est donc conseillé d’avoir une alimentation équilibrée, sans trop d’excès et de pratiquer des activités physiques régulièrement (150 minutes/semaine).

LORSQU’ON SE BAT

Pour celles qui se battent contre le cancer, il faut surveiller son poids pour ne pas souffrir de dénutrition qui peuvent survenir par manque d’appétit dû aux diverses effets secondaires des traitements. Nausées, perte d’appétit par la trop grande prise de médication qui coupe la faim, mucosite, perte de goût… Des solutions existent pour chaque inconvénient, il s’agit de s’adapter. Manger plus souvent en petites quantités, cuisiner des plats odorants et goûteux pour donner l’envie de manger, mettre dans son assiette des produits dont on raffole, s’orienter vers des soupes, smoothies et autres liquides si les solides nous heurtent l’intérieur de la bouche.
Il est important pour les patients de conserver sa masse musculaire. Ceci passe par ce que l’on met dans l’assiette, mais aussi par de l’activité physique. Bien manger et bouger pour conserver un max de forme et d’énergie pour lutter.

Vous pensez suppléments et compléments alimentaires? Attention! Car ceux-ci peuvent interférer avec le traitement et pas toujours comme il le faudrait. Certains luttent contre le traitement, ce qui est dommage. Il faut donc discuter avec son oncologue avant la prise de tous médicaments, suppléments ou compléments.

ETUDES
Les études sur le cancer demandent encore, pour le moment, à être approfondies. Souvent faites à trop petites échelles, sur des souris ou avec des facteurs externes difficiles à évaluer, elles donnent des pistes mais elles restent à être précisées.
Une étude qui date de plusieurs années par exemple soulignait l’effet cancérogène du café. Il a pourtant été montré récemment que le café a plutôt des bienfaits pour le corps (avec modération toujours). Le flou de cette étude, le nombre de tasses de café, leur taille et leur taux de caféine. Ce qui démontre encore une fois que les recherches doivent se poursuivre.

Des études en cours qui sont intéressantes sont celles qui portent sur comment se nourrir lorsqu’on reçoit un traitement de chimiothérapie. 3 méthodes sont analysées pour voir l’ampleur du traitement sur les cellules cancéreuses dont la plupart éliminerait le glucose du corps pour affaiblir la maladie. Le sucre serait-il un facteur important? Plusieurs choses restent à prouver avant de les recommander. Car si le jeûne fait partie de ces méthodes, un corps faible a dû mal à se battre contre un traitement aussi dur. Et comme les traitements peuvent donner la nausée, les patients sont déjà souvent en perte de poids, les priver de manger avant et après la chimiothérapie est-elle la bonne solution?

Manger équilibré et bouger pour se faire du bien, mais s'amuser et profiter de la vie (sans trop d'excès). Car on est encore incertain de toutes les causes du cancer, donc pas de solutions miracles pour le prévenir à ce jour, sauf de profiter de la vie.

Quelques recettes de smoothies ROSE pour l'occasion

SMOOTHIE CANNEBERGE-POIRE
Pour 1 smoothie
1 poire moyenne
125 ml de jus de canneberge (cranberries)
125 ml de lait de soja
1 grosse cuillère à soupe de yogourt nature (ou de soja pour un smoothie vegan)
(Miel optionnel)

Très rapide comme préparation.
On coupe la poire lavée en morceaux et on met dans un récipient à mixer. Vous pouvez peler la poire si vous voulez, moi je préfère la garder entière pour conserver tous les nutriments du fruit.
Ajouter les autres ingrédients et mixer.
Sans miel c’est mieux car moi de sucre, mais si vous le désirez, ajoutez une touche de miel.

SMOOTHIE BETTERAVE
Pour 1 smoothie
1 betterave cuite
1/2 banane
75 ml de jus d’orange frais
75 ml de jus de canneberge (cranberries)
100 ml de lait de soja

Couper la betterave et la demi banane en morceaux et mettre dans un verre mixeur.
Ajouter les autres ingrédients et bien mixer pour une texture liquide.
Je n’ai pas ajouté de sucre à cette recette car elle contient déjà beaucoup de sucre venant de la part des fruits et légume.

Publié par : seedparis dans Nouvelles, Petit déjeuner, Recettes
Étiquettes :

Laissez un commentaire